Un grand bol d'air frais pour l'Étoile noire
Article des Dernières Nouvelles d'Alsace (17 mars 2003).
Après de longues semaines d'infortune, l'Étoile noire est parvenue enfin à vaincre ses démons pour renouer avec la victoire face à Neuilly (9-3). Après une entame difficile, les Strasbourgeois ont retrouvé leur efficacité, gage d'espoir en vue des objectifs de fin de saison.
"Ça fait du bien." Par ces mots, Daniel Bourdages, le coach de l'Étoile noire, exprimait tout le soulagement à l'issue de la victoire des siens. Une émotion d'autant plus compréhensive que le début de match avait pris des allures de cauchemar. Les Strasbourgeois qui attaquent, qui se créent des occasions franches, et un palet qui refuse obstinément d'entrer dans la cage adverse. Comme si le sort voulait s'acharner encore un peu plus sur l'Étoile noire qui, en ce premier tiers-temps, ne cessait de pâlir.
Pourtant, l'entraîneur strasbourgeois refusait de désespérer, il voulait toujours y croire : "Il nous fallait être patient, on se savait physiquement plus fort, il fallait juste provoquer la réussite, attendre le déclic". Il avouait cependant que certains gambergeaient dur à la fin de la première période. "Sevcik, même à l'entraînement, il ne marque plus, il est en plein brouillard. Lui comme toute la ligne où il évolue. Alors il fallait les convaincre de persévérer sans s'énerver, sans s'affoler. Et au deuxième tiers, la lumière est enfin réapparue..."
Daniel Bourdages avouait que le deuxième but strasbourgeois avait mis fin à ses doutes ; il correspondait selon lui au tournant du match. "Jusque-là le gardien adverse s'était montré impeccable. Et là, subitement, il faisait une erreur grossière. Après, tout s'est enchaîné très vite pour nous et en face ils ne pouvaient plus suivre." Et comme par miracle, les attaquants, Sevcik en tête, retrouvaient la mire pour, finalement, faire totalement exploser la défense de Neuilly au troisième tiers avec cinq buts à la clé. Ce qui permettait à l'entraîneur strasbourgeois de conclure : "On joue bien quand on gagne, au début on était tendu et, dans ce cas, on devient défensivement fébrile".
Le coach retenait aussi et surtout la réaction de ses joueurs dans l'adversité : "Ils ont su réagir, forcer le destin, tout le mérite leur en revient. Maintenant, il faut gagner à Cergy". Et là, dans une "petite glace", ce ne sera pas de tout repos. Mais au vu du dernier tiers-temps joué face à Neuilly, il semble que la dynamique du succès soit bien relancée...
S. B.-A.