Les gardiens à la parade
Article de L'Alsace (13 février 2000).
Les vedettes d'hier soir ont été Frantisek Neckar et Christophe Burnet qui ont multiplié les arrêts réflexes.
Force et sérénité ont caractérisé le premier tiers-temps hier soir face aux jeunes joueurs de Saint-Gervais. Ceux-ci ont subi l'emprise physique des Scorpions. Ils se sont ainsi fait dominés d'entrée, preuve en est le premier goal encaissé après 3'40" de jeu par l'intermédiaire de la crosse de Marius Konstantinidis (1-0). Et quelle crosse ! Cela faisait quatre mois qu'il l'attendait. En effet, le Slovaque s'est fait produire deux crosses sur mesure. << Elles sont un peu plus petites que celles que j'avais jusque là, mais cela devrait aller >>, confiait-il avant le match. Une fois assuré que la machine à marquer fonctionnait, Marius Konstantinidis a pu laisser ses coéquipiers prendre le relais vers le but. Tommy Flinck, assisté de Patrick Turcotte, ne s'est pas fait prier. Trois minutes après le Slovaque, il a doublé la mise pour les Scorpions (2-0). Ce n'est pas faute d'avoir tenté tout au long du premier tiers-temps, mais les Scorpions ont eu affaire à un gardien bien concentré. Christohe Burnet s'est imposé à plusieurs reprises notamment après onze minutes de jeu sur un tir de Veillet. Son confrère Frantisek Neckar a, quant à lui, dû sortir le bleu de chauffe dans le deuxième tiers temps. Les Scorpions étant en infériorité numérique, notamment en fin de période sur une pénalité de deux plus deux minutes à l'encontre d'Arnaud Vaillant, il a multiplié les arrêts décisifs. L'Aigle Thierry Nicoud a montré de beaux gestes techniques qui lui ont permis de déborder la défense mulhousienne, mais Frantisek Neckar a répondu présent à la parade à chaque fois. Ou presque, puisque Lionel Simon a trompé sa vigilance après avoir repris à bout portant un arrêt réflexe du Scorpion (2-1).
Le fameux Berruex
Les joueurs de Saint-Gervais se sont également trouvés en infériorité numérique à deux reprises dans le deuxième tiers-temps, mais a contrario, les Scorpions n'ont pas su se montrer dangereux. Même à cinq contre trois pendant plus d'une minute. Heureusement, à cinq contre cinq, les Mulhousiens ont percé la défense à deux reprises. Une première fois par Arnaud Vaillant après un peu plus de huit minutes de jeu (3-1). Il a gagné son duel face à Christophe Burnet, après avoir été lancé en profondeur, plein champ, par Patrick Wyss. Un autre contre a vu les Scorpions reprendre le large (4-1) après quinze minutes de jeu. Les Aigles venaient d'assurer une relance mais ont buté sur un Frantisek Neckar étincelant. Roman Trebaticky s'est trouvé l'homme de la situation pour rassurer les Mulhousiens grâce à une passe de l'inévitable Marius Konstantinidis. Dans le troisième tiers-temps, ce sont ces mêmes Scorpions qui ont pris les initiatives d'entrée de jeu. Ils ont multiplié les tirs, ce qui a permis à Christophe Burnet de décocher autant d'arrêts réflexes. Si celui-ci avait déjà la pression, celle-ci s'est accentuée après que son équipe s'est trouvée à trois contre cinq suite à une énième pénalité pour Clément Berruex pendant près de deux minutes. Les Mulhousiens ont montré le même visage qu'au cours des autres supériorités numériques. La défense héroïque des jeunes de Saint-Gervais a trouvé une juste récompense grâce à un but du fameux Berruex, soucieux de se faire pardonner (4-2). Relancés, les Aigles ont pris d'assaut la cage de Frantisek Neckar. Ce qui lui a permis de voler la vedette à Christophe Burnet grâce à ses nombreuses parades. Jusqu'à ce que les siens reprennent du champ au tableau d'affichage grâce à un but de Juraj Faith suite à une passe en retrait de Roman Trebaticky devant la cage de Saint-Gervais après avoir débordé sur la droite (5-2). Dès lors, le compte à rebours du temps s'est égréné jusqu'à son terme sans souci pour les Scorpions, les Aigles se montrant désabusés.