M.-C. Oriol depuis 25 ans à la table de marque
Article du Télégramme de Brest (11 janvier 2000).
Marie-Claire Oriol, samedi soir à la patinoire de Bellevue : une belle soirée, difficile mais passionnante.
Des gradins de la patinoire de Bellevue, lors des matchs de hockey sur glace, des centaines de Brestois n’ont d’yeux que pour elle. Elle, c’est Marie-Claire Oriol, elle est en face, à la table de marque. Et pourtant on ne parle jamais d’elle. On ne cite que les joueurs. Et c’est comme ça depuis 25 ans !
Une affaire de famille
Marie-Claire Oriol est venue au hockey sur glace après l’ouverture de la patinoire de Bellevue, en 1973. L’année suivante, avec son mari Jean-Claude, responsable du centre social, elle inscrit son fils Frédéric à l’activité hockey. Et Marie-Claire qui était déjà une sportive confirmée avec une participation active au sein d’une fédération de gymnastique féminine, ne savait pas alors que c’était le début d’une grande aventure. << J’ai arrêté la gym pour me consacrer uniquement au hockey >>, explique-t-elle. Son fils Frédéric a gravi tous les échelons dans ce sport. En 1987, il part en sports études et joue à Tours en juniors "Elite", puis en Nationale 1. Au début des années 80, son mari est président du comité départemental des sports de glace.
Marie-Claire a suivi tous les stages de formation de la fédération. << Quand l’équipe a accédé à l’Elite, les stages sont devenus obligatoires. >> La "mamie du hockey", comme disent ses collègues, a gravi tous les échelons et aussi connu les plus grandes joies avec l’équipe des Albatros. << Au début on a dû galérer, car nous avons longtemps été considérés comme la septième roue de la charette sportive de la ville de Brest. Mais une fois j’ai dit : un jour nous jouerons en Elite. Et c’est arrivé ! Cela a été ma plus grande joie. >> Si à Brest, elle ne rate jamais une rencontre, le club s’est préoccupé de sa succession et plusieurs sportifs sont en formation pour la remplacer lorsqu’elle décrochera.
<< Nous avons maintenant un véritable entraîneur. Nous formons des jeunes et ceux-ci progressent. En 1999, nos minimes sont arrivés en quarts de finale du championnat de France. Je me suis tellement bagarré pour ce sport que je suis heureuse de voir où nos jeunes sont parvenus. >>
Un grand projet
Marie-Claire Oriol est aussi trésorière du comité départemental des sports de glace. Qu’attend-elle maintenant ? << J’ai atteint le but que je m’étais fixé. Le top pour moi serait maintenant de participer au premier match dans la nouvelle patinoire, en septembre 2001. Je prendrais ma retraite, peut-être après. J’aurais 61 ans le 18 janvier prochain et il faut que je pense à m’arrêter. >>
Mais d’ici là, on verra encore Marie-Claire à la table de marque. La "mamie du hockey" sera présente lors des prochains matchs. Rendez-vous est donné le 29 janvier lors de la rencontre avec Villard-de-Lans.